‹ Œuvres (volume 3)Chapitre 180 sur 197 · ACTE IV, SCÈNE II } 1 f · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCÈNE II } 1 f

adèle, très-émue.

Oui, ce conseil est bon; oui, j'irai trouver Charle; Tout me dit en effet qu'il faut que je lui parle.

Marcliant.

S'il reste, ah! je le sens, je n'échapperai pas Au précipice affreux entr'ouvert sous mes pas. De la fatalité je vais être victime; Charles, Derville, tout me pousse dans l'abîme. 11 faut absolument l'éloigner de ces lieux.

MADAME F R A N V A L , à part .

Pauvre Adèle !

ADÈLE

Sans doute il sera généreux; Son cœur a toujours eu de la délicatesse. Mais où le rencontrer maintenant? Le temps presse... A la maison peut-être? ah! je l'en ai banni; De ma propre frayeur c'est moi qui l'ai puni. Mais quelque part qu'il soit, il faut que je le trouve, Et que je mette un terme aux tourmens que j'éprouve...

A son amie.

N'est-ce pas à ce soir qu'est fixé le départ?! ! !

MADAME FRANVAL

Oui.

ADÈLE

Courons le chercher; demain il est trop tard. Il faut que je le voie aujourd'hui, dans une heure; Que je tombe à ses pieds, qu'il parte, ou que je meure. Eloignons-nous d'ici, Pauline.

■}l6 LE MARI A BONNES FORTUNES

SCÈ&CE 111

MADAME DERVILLE, entrant par la grille, ADELE, MADAME FRANVAL.

madame derville, ilaus le fond du théâtre. Approchons-nous.

Arrêtant sa fille qui sortait.

Quelle agitation! ma fille; où courez-vous?

Ma mère... c'est... souffrez... Derville... ce voyage... Je crains... je ne puis pas demeurer davantage... Suis-moi... pardon, il faut que je quitte ces lieux.

Elle sort avec madame Franval, et se dirige vers Passx.

SCÈ^E IV

MADAME DERVILLE, seule.

Quel désordre effrayant dans son air, dans ses yeux!

Juste ciel! quel langage incohérent, bizarre!

Mais véritablement cette tête s'égare!

Je ne la conçois plus. Charles de son côté,

Autant que j'ai pu voir, n'est pas moins agité.

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