‹ Œuvres (volume 3)Chapitre 21 sur 197 · GERMON, BELCOUR, SOPHIE, MADAME DORVAL, LA MARQUISE, LA COMTESSE · texte numérisé non relu

GERMON, BELCOUR, SOPHIE, MADAME DORVAL, LA MARQUISE, LA COMTESSE

MADAME D O R V A L , à petit.

Que vois-je? c'est ma fille! ô Dieu! je suis perdue!

Sophie, entrant avec précipitation, et ne voyant que sa mire. Madame, permettez...

Apercevant les autres personnages.

O ciel!...

madame d o r v a l , avec humeur.

Que voulez-vous ?

SOPHIE, faisant un mouvement pour se retirer. Ah! pardon, je venais embrasser vos genoux.

bel cour, qui était derrière elle, lui prenant la main. Pourquoi vous éloigner?

MADAME DORVAL, à part.

Quelle fâcheuse scène!

la comtesse, à Sophie.

Demeurez avec nous.

Sophie, à part.

Je me soutiens à peine.

Apercevant Germon.

Ciel ! Germon !

la comtesse, à madame Dorval.

Quelle est donc cette charmante enfant madame dorval, à sa fille.

Quoi! vous avez osé, quand on vous le défend...

Sophie, se jetant à ses pieds.

Madame, ah ! contre moi n'ayez point de colère ! J'aurais trop de chagrin d'avoir pu vous déplaire. Mais, hélas! loin de vous j'éprouve tant d'ennui !... A mon argus j'ai pu m'échapper aujourd'hui, Et j'ai cédé, pardon de mon audace extrême, Au désir d'embrasser une mère que j'aime.

la marquise, vivement, Sa mère!

la comtesse.

Est-il possible? ai-je bien entendu?

madame dorval.

Levez-vous.

Sa mère!

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