GERMON, BELCOUR, SOPHIE, MADAME DORVAL, LA MARQUISE, LA COMTESSE
MADAME D O R V A L , à petit.
Que vois-je? c'est ma fille! ô Dieu! je suis perdue!
Sophie, entrant avec précipitation, et ne voyant que sa mire. Madame, permettez...
Apercevant les autres personnages.
O ciel!...
madame d o r v a l , avec humeur.
Que voulez-vous ?
SOPHIE, faisant un mouvement pour se retirer. Ah! pardon, je venais embrasser vos genoux.
bel cour, qui était derrière elle, lui prenant la main. Pourquoi vous éloigner?
MADAME DORVAL, à part.
Quelle fâcheuse scène!
la comtesse, à Sophie.
Demeurez avec nous.
Sophie, à part.
Je me soutiens à peine.
Apercevant Germon.
Ciel ! Germon !
la comtesse, à madame Dorval.
Quelle est donc cette charmante enfant madame dorval, à sa fille.
Quoi! vous avez osé, quand on vous le défend...
Sophie, se jetant à ses pieds.
Madame, ah ! contre moi n'ayez point de colère ! J'aurais trop de chagrin d'avoir pu vous déplaire. Mais, hélas! loin de vous j'éprouve tant d'ennui !... A mon argus j'ai pu m'échapper aujourd'hui, Et j'ai cédé, pardon de mon audace extrême, Au désir d'embrasser une mère que j'aime.
la marquise, vivement, Sa mère!
la comtesse.
Est-il possible? ai-je bien entendu?
madame dorval.
Levez-vous.
Sa mère!