‹ Œuvres (volume 3)Chapitre 46 sur 197 · ENTRE UN VANDALE POLI ET MOI · texte numérisé non relu

ENTRE UN VANDALE POLI ET MOI

le van d a l e, la tête en arrière et la main dans le gousset.

on cher monsieur, vous avez beau dire, il faut supprimer votre marquis : la noblesse est une chose trop respectable pour qu'on la mette en scène*.

moi, incliné respectueusement.

Daignez donc m entendre, monsieur. Je ridiculise dans une plébéienne la manie de vouloir épouser un grand seigneur ; si j'âte le grand seigneur il n'y a plus de pièce.

LE VANDALE

Je n'entre pas dans ces détails. Vous attaquez la noblesse, vous êtes injuste envers nous*'*.

* Historique.

** Nota. Depuis l'avènement Je M. Je C... au ministère, le Vandale en question a pris le de.

Mais, monsieur, Molière a dans ses ouvrages des marquis et des comtes.

LE VANDALE

Molière, monsieur, Molière était un libéral. On ne laisserait

pas aujourd'hui jouer ses pièces, et certes, si l'on m'en croyait... *

MOI

5; je ne puis pas avoir un marquis, souffrez du moins que j'aie un comte?

LE VANDALE

Non, monsieur.

Un baron ?

Non, monsieur.

Un chevalier > Non, monsieur.

LE VANDALE

LE VANDALE

Un seigneur étranger?

Historique.

Page 1