ACTE I, SCÈNE X l OO
SCÈ&dE X
MADAME DUPRE, LAURE.
i. AU RE, se jetant dans les bras de madame Dapre. O ma mère!
Qu'as-tu? Mais tu m'as effrayée.
LAURE
Prenez pitié de moi; je suis humiliée!
Quels dédains! quel mépris!... Les femmes que je voi
Ici, dehors, partout, sont au dessus de moi.
Que je suis malheureuse!
MADAME DUPRÉ
Allons, ma chère bonne,
Calme-toi, je t'en prie.
Oui, je ne vois personne Qui n'ait reçu du ciel en partage un grand bien, Un rang illustre, un nom! et moi, je ne suis rien.. Je ne vous ai pas dit tous mes chagrins, ma mère. J'ai voulu voir Longchamps, la semaine dernière; Nous y fûmes ensemble! au milieu de l'éclat, J'y revis en détail tout mon pensionnat.
no l'éducation ou les deux cousines
MADAME DUPRÉ
Je le sais; qu'as-tu donc éprouvé de funeste? Parle.
LAURE
Nous occupions un remise modeste.
Mes compagnes, parmi les flots de curieux, Promenant à l'envi, dans des chars fastueux, Leur luxe éblouissant, leurs toilettes pompeuses, Dédaignaient de me voir!... et les moins orgueilleuses Regardant ma voiture avec un ris moqueur, M'humiliaient encor d'un salut protecteur.
MADAME DUPRÉ
Mais c'est affreux vraiment, je ne conçois pas même...
laure, avec vivacité.
Tenez! décidément c'est Rosambert que j'aime... Ce mariage seul peut faire mon bonheur. Je ne subirai plus tous ces airs de hauteur; Au contraire, de tous je recevrai l'hommage, Et je ne verrai plus Longchamps qu'en équipage.
MADAME DUPRÉ
Tout ce que tu feras, Laure, sera bien fait.
SCÈZX.E XI MADAME DUPRE, LAURE, BABET, entr..nt.
BABET
Je le croyais ici.