ACTE II, SCÈNE VII I } l
FLORINE
Plusieurs d'entre eux avaient un état, de l'aisance, Mais je n'ai pas voulu les épouser.
ROSAMBERT.
Pourquoi ?
FLORINE
Tous ces gens-là, monsieur, n'étaient pas plus que moi.
ROSAMBERT.
Je les trouve, en effet, bien plaisants... de prétendre...
FLORINE
Moi, je suis faite ainsi, je ne saurais descendre.
ROSAM BERT.
C'est juste! il faut avoir un peu d'ambition.
FLORINE
Tenez, je me connais, moi! ma vocation
Est d'avoir quelque jour cent mille francs de rente;
Et, pour me marier, j'attends qu'il se présente
Un beau jeune homme, avant de l'esprit et du goût,
Une grande fortune! on en trouve partout.
ROSAMBERT.
Vous croyez ?
FLORINE
O mon Dieu! chaque livre en abonde, Et ceux qui les ont faits connaissaient bien le monde. Mais rien n'est plus commun.
ROSAMBERT, jûlldllt l'air illgciill.
Eh bien, je l'ignorais !
I]2 l'éducation ou les deux cousines
Vraiment ?
ROSAM BE RT.
Que voulez-vous? moi, je ne lis jamais. Écoutez!... Je connais quelqu'un, belle Florine, Qui peut vous convenir; du moins je l'imagine. Toutes les qualités qu'il vous faut il les a; Tenez, si vous voulez, j'arrangerai cela.
florine.
Monsieur...
ROSAM BERT.
Il est fort bien!
FLORINE
Je suis reconnaissante...
rosam bert, se caressant le menton.
A peu près comme moi ! vous en serez contente. A propos, dites-moi, Florine, et ce concert?
FLORINE
Nous le donnons ce soir. Monsieur de Rosambert Nous amènera-t-il sa soeur?
ROSAM BERT.
Vous voulez rire!
FLORINE
Comment? je ne sais pas ce que monsieur veut dire.
ROSAM BERT.
Ma sœur ne peut aller chez de simples bourgeois.
FLORINE
Mais, monsieur...