‹ Œuvres (volume 3)Chapitre 81 sur 197 · ACTE II, SCÈNE XI · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE XI

laure, vivement à Rosambert.

Je ne le connais pas.

duval père, à madame Duprê.

A propos, dites-moi, faites donc venir Laure.

rosambert, bas à Laure.

Mais comment sait-il donc votre nom ?

laure, bas.

Je l'ignore.

DUVAL PÈRE

Je veux la voir, je veux l'embrasser.

CLAIRE, à monsieur Duval.

La voilà.

DUVAL PÈRE

Pas possible!

CLAIRE

Pardon, monsieur.

DUVAL PÈRE

Eh ! quoi, c'est là Cette petite Laure... Oh! comme elle est grandie!

A Laure, en la tirant brusquement par la main. Viens donc que je te voie... Elle est, ma foi, jolie.

laure, à part.

O Dieu! qu'il me déplaît!

DUVAL PÈRE

Des yeux vifs et brillants!

A madame Duprê.

C'est tout votre portrait... quand vous aviez vingt ans.

144 l'éducation ou les deux cousines

Riant d'un gros rire.

Car enfin... vous voyez, je suis toujours sincère.

rosambert, qui, pendant toute la scène, n'a cesse de rire de l'embarras des uns et de la rondeur de l'autre.

C'est vrai.

SCÈZ^E XII

MADAME DUPRÉ, DUVAL père, DUVAL fus, dans le fond, CLAIRE, LAURE, ROSAMBERT.

DUVAL FILS

Que fera-t-on de vos malles, mon père?

DUVAL PÈRE

Dupré n'est pas ici; fais provisoirement Porter tous mes effets dans son appartement.

Se tournant vers madame Dupré.

Il doit être commode?

Rappelant son fils qui s'éloignait.

Ah! dis donc? je te prie.

du va L fils, revenant.

Mon père...

DUVAL PÈRE

Le cheval est-il dans l'écurie?

Il doit être fort las; dis qu'on en ait bien soin; Et triple ration et d'avoine et de foin.

Page 1