ACTE III, SCt NE VII l6l
LAURE, souriant.
A la bonne heure! au moins, je la reconnais là.
florine, à part, finement.
C'est le frère qui vient d'arranger tout cela.
LAURE
Elle a senti ses torts, j'en étais bien certaine!
Ainsi, nous allons donc y passer la semaine;
Sans doute nous verrons monsieur de Rosambert.
Mais qu'entends-je? Ah! ce sont les apprêts du concert.
MADAME DU PRÉ
11 faut nous préparer à recevoir, ma bonne.
LAURE
Oui, ma mère; allons voir s'il n'est venu personne.
SCÈ&dE VII
FLORINE, seule
A la fin, on commence à pouvoir vivre ici, On s'amuse, on reçoit! c'est fort bien fait aussi; On ne peut se former qu'en voyant le grand monde. Mais quelle est cette voix qui tempête et qui gronde?
IÔ2 l'éducation ou les deux cousines
SCÈC^E V11I
FLOR1NE, MONSIEUR DUPRE, DUVAL père.
MONSIEUR DUPRÉ
Eh bien! mon cher, je prends fait et cause pour toi; Suis mes pas, je te vais réinstaller chez moi. On t'a mal accueilli !
DUVAL PÈRE
Mais très-mal, je te jure.
MONSIEUR DUPRÉ
A mon ancien ami faire une telle injure! Ah! j'en suis indigné.
florine, les apercevant.
Que veulent ces gens-ci ?
MONSIEUR DUPRÉ
Ah! combien ma présence est nécessaire ici!...
Apercevant Florine.
Mais quelle est cette femme?
DUVAL PÈRE
Attends donc ! je soupçonne, A son nez retroussé, que c'est une friponne.
Très haut à Florine.
Écoute ici; dis-moi, la belle enfant, peut-on Voir bientôt ta maîtresse?