PONIATOWSKI
Joseph Poniatovi'ski , neveu du dernier roi de Pologne , né en 1766 , servit glorieusement dans les armées françaises depuis 1806 jusqu'à i8i3. Après la bataille de Leipzig, Napoléon réleva au grade de maréchal d'empire, et lui donna le commandement d'un corps de Polonais et de Français, à la tête duquel il fit des prodiges de valeur. Le 18 octobre, les ponts de l'Elster ayant été détruits pour couvrir notre retraite , Poniatowski , resté à l'arrière-garde et pressé de toutes parts par les troupes ennemies, rejette les propositions que leurs généraux lui font faire. Dangereusement
blessé, il s'écrie: Dieu m'a confié l'honneur des Polonais , je
ne le remettrai qu'à Dieu. Il tente de s'ouvrir un passajje à travers le fleuve; mais, épuisé de sang, et entraîné par les flots , il disparaît englouti. Ce n'est que quelques jours après <{ue son corps fut trouvé sur les bords de l'Elster.
Cette clianson , celles de Hàtons-nous ! du ^ ^juillet 1 821") , et  mes amis les ministres, furent publiées en i83i , au profit du Comité polonais. Elles étaient précédées d'une dédicace au général Lafayette, président de ce Comité, et premier grenadier de la garde nationale de Varsovie. Dans la dédicace , trop longue pour être rapportée ici , se trouvaient deux couplets qu'on me saura gré peut-être de donner, parcequiis sont un hommage au héros des deux mondes.
J i'.r.-li.
Sa vie entière est comme un docte ouvrage
Par la vertu transcrit, conçu, dicté
La gloire y brille; à chaque jour sa page. ' '
Point d'errata: tout pour la liberté.
De bien long-temps qu'à nos pleurs Dieu ne livre,
Si plein qu'il soit, le chapitre dernier,
Kt qu'un seul mot constate en ce beau livre ^ . ' i -
Que le grand homme airaa le chansonnier.
Comme il s'agissait de solliciter des secours d'arr^ent pour la Pologne, j'ajoutais, sur l'air de la Sainte-Alliance des peuples :
)-e Polonais de sou schako civique
Ceint votre troiit, ii' Iront que tant de toit
NOTES. /.on
Oliriut/,, Paris, l'Europe, et rAmeriquc Ont vu si calme intimider les rois.
Lorsque je ciiaiite honuenr, gloire, sniiffinnce. Si clans les cœurs ma voix trouve un éoho. Pour recueillir l'obole de la France , Tendez votre schako.
" L'ECRIVAm PUBLIC.
Cette clianson est anciennement faite. Moins on la trouvera digne de voir le jour, mieux on se i-endra compte du motif qui la fait livrer aujourd'hui h l'impt^ession.
FIN nu TR01S!I-.MK VOT,i;Mt: