‹ ŒuvresChapitre 26 sur 107 · I.a Liberté, que de loin je salue · texte numérisé non relu

I.a Liberté, que de loin je salue

Me crie : Accours, Thrasybule est vainqueur. Partons! partons! la barque est préparée. Mer, en ton sein garde-moi de périr.

Laisse ma Muse aborder au Pirée ; ■ ■ ' -

C'est là, c'est là que je voudrais mourir.

Il est bien doux le ciel de l'Italie, Mais l'esclavage en obscurcit l'azur.

Vogue plus loiu, nocher, je t'en supplie; Vogue où là bas renaît un jour si pur. Quels sont ces flots i' quel est ce roc sauvage? Quel sol brillant à mes yeux vient s'offrir? La tyrannie expire sur la plage; C'est la, c est là que je voudrais mourir.

Daignez au port accueillir un barbare, Vierges d'Athène; encouragez ma voix.

Pour vos climats je quitte un ciel avare Où le génie est l'esclave des rois.

Sauvez ma lyre, elle est persécutée; Et, si mes chants pouvaient vous altendrir, Mêlez ma cendre aux cendres de Tyrtée : Sous ce beau ciel je suis venu mourir.

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