ORGON, ELMIRE, MARI ANE, CLÉANTE, DORINE
orgoiv . Ah! je me réjouis de vous voir assemblés.
(A Mariane.)
Je porte en ce contrat de quoi vous faire rire,
Et vous savez déjà ce que cela veut dire. marianf., aux genoux d’Orgon.
Mon père, au nom du ciel qui connoît ma douleur. Et par tout ce qui peut émouvoir votre cœur, Relâchez-vous un peu des droits de la naissance Et dispensez mes vœux de cette obéissance.
Ne me réduisez point, par cette dure loi,
Jusqu’à me plaindre au ciel de ce que je vous doi ;
Et cette vie, hélas! que vous m’avez donnée,
Ne me la rendez pas, mon père, infortunée.
Si, contre un doux espoir que j’avois pu former, Vous me défendez d’être à ce que j’ose aimer,
Au moins, par vos bontés qu’à vos genoux j’implore, Sauvez-moi du tourment d’être à ce que j’abhorre;
Et ne me portez point à quelque désespoir En vous servant sur moi de tout votre pouvoir.