‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 167 sur 785 · ACTE I, SCÈNE I · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE I

Et fait trembler les ennemis.

(Peste! où prend mon esprit tontes ces gentillesses?) «Que font les révoltes? dis-moi, cpicl est leur sort?» Ils n’ont pu résister, madame, à notre effort;

Nous les avons taillés en pièces,

Mis Ptérélas leur chef à mort,

Pris Télèbe d’assaut; et déjà dans le port Tout retentit de nos prouesses.

« Ah! quel succès! ô dieux! Qui l’eût pu jamais croire «Raconte-moi, Sosie, un tel événement.»

Je le veux bien, madame; et, sans m’enfler de gloire, Du détail de cette victoire Je puis parler très savamment.

Figurez-vous doue que Télèbe,

Madame, est de ce côté;

[Sosie marque les lieux sur sa main ou à terre.)

C’est une ville, en vérité,

Aussi grande quasi que Thèbe.

La rivière est comme là.

Ici nos gens se campèrent;

Et l’espace que voilà,

Nos ennemis l’occupèrent.

Sur un haut, vers cet endroit,

Étoit leur infanterie;

Et plus bas, du côté droit,

Etoit la cavalerie.

Après avoir aux dieux adressé les prières ,

Tous les ordres donnés, on donne le signal :

Les ennemis, pensant nous tailler des croupières, Firent trois pelotons de leurs gens à cheval;

Mais leur chaleur par nous fut bientôt réprimée,

Et vous allez voir comme quoi.

YToilà notre avant-garde à bien faire animée;

Là, les archers de Créon, notre roi;

Et voici le corps d’armée,

( On fait un peu de bruit.)

Qui d’abord... Attendez, le corps d’armée a peur; J’entends quelque bruit, ce me semble.

iss

AMPHITRYON

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