ACTE I, SCÈNE I
Et fait trembler les ennemis.
(Peste! où prend mon esprit tontes ces gentillesses?) «Que font les révoltes? dis-moi, cpicl est leur sort?» Ils n’ont pu résister, madame, à notre effort;
Nous les avons taillés en pièces,
Mis Ptérélas leur chef à mort,
Pris Télèbe d’assaut; et déjà dans le port Tout retentit de nos prouesses.
« Ah! quel succès! ô dieux! Qui l’eût pu jamais croire «Raconte-moi, Sosie, un tel événement.»
Je le veux bien, madame; et, sans m’enfler de gloire, Du détail de cette victoire Je puis parler très savamment.
Figurez-vous doue que Télèbe,
Madame, est de ce côté;
[Sosie marque les lieux sur sa main ou à terre.)
C’est une ville, en vérité,
Aussi grande quasi que Thèbe.
La rivière est comme là.
Ici nos gens se campèrent;
Et l’espace que voilà,
Nos ennemis l’occupèrent.
Sur un haut, vers cet endroit,
Étoit leur infanterie;
Et plus bas, du côté droit,
Etoit la cavalerie.
Après avoir aux dieux adressé les prières ,
Tous les ordres donnés, on donne le signal :
Les ennemis, pensant nous tailler des croupières, Firent trois pelotons de leurs gens à cheval;
Mais leur chaleur par nous fut bientôt réprimée,
Et vous allez voir comme quoi.
YToilà notre avant-garde à bien faire animée;
Là, les archers de Créon, notre roi;
Et voici le corps d’armée,
( On fait un peu de bruit.)
Qui d’abord... Attendez, le corps d’armée a peur; J’entends quelque bruit, ce me semble.
iss
AMPHITRYON