ACTE III, SCÈNE V
Sauront prêter la main à mon juste courroux, jupiter. Eh bien! je les attends, et saurai décider Le différend en leur présence.
amphitryon. Fourbe, tu crois par la peut-etre t évader ;
Mais rien ne te sauroit sauver de ma vengeance. jupiter. A ces injurieux propos
Je ne daigne à présent répondre;
Et tantôt je saurai confondre Cette fureur avec deux mots.
amphitryon. Le ciel même, le ciel ne ty sauroit soustraire;
Et jusques aux enfers j’irai suivre tes pas. jupiter. Il ne sera pas nécessaire;
Et l’on verra tantôt que je ne fuirai pas. amphitryon, à part.
Allons, courons, avant que d’avec eux il sorte, Assembler des amis qui suivent mon courroux;
Et chez moi venons à main forte Pour le percer de mille coups.