‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 208 sur 785 · ACTE 111, SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

ACTE 111, SCÈNE VIII

Et de vous il faut que j’obtienne Que le pendard ne meure point D’une autre main que de la mienne.

amphitryon. Allons.

ïsosie, à Amphitryon. Je viens, monsieur, subir, à deux genoux,

Le juste châtiment d’une audace maudite.

Frappez, battez, chargez, accablez-moi de coups, Tuez-moi dans votre courroux ,

Vous ferez bien, je le mérite,

Et je n’en dirai pas un seul mot contre vous. amphitryon. Lève-toi. Que fait-on?

sosie. L’on m’a chassé tout net;

Et, croyant à manger m’aller comme eux ébattre,

Je ne songeois pas qu’en effet Je m’attcndois là pour me battre.

Oui, l’autre moi, valet de l’autre vous, a fait Tout de nouveau le diable à quatre.

La rigueur d’un pareil destin ,

Monsieur, aujourd’hui nous talonne;

Et l’on me des-Sosie enfin Comme on vous des-Amphitryonne.

amphitryon. Suis-moi.

sosie. N’est-il pas mieux de voir s’il vient personne

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