ACTE 111, SCÈNE VIII
Et de vous il faut que j’obtienne Que le pendard ne meure point D’une autre main que de la mienne.
amphitryon. Allons.
ïsosie, à Amphitryon. Je viens, monsieur, subir, à deux genoux,
Le juste châtiment d’une audace maudite.
Frappez, battez, chargez, accablez-moi de coups, Tuez-moi dans votre courroux ,
Vous ferez bien, je le mérite,
Et je n’en dirai pas un seul mot contre vous. amphitryon. Lève-toi. Que fait-on?
sosie. L’on m’a chassé tout net;
Et, croyant à manger m’aller comme eux ébattre,
Je ne songeois pas qu’en effet Je m’attcndois là pour me battre.
Oui, l’autre moi, valet de l’autre vous, a fait Tout de nouveau le diable à quatre.
La rigueur d’un pareil destin ,
Monsieur, aujourd’hui nous talonne;
Et l’on me des-Sosie enfin Comme on vous des-Amphitryonne.
amphitryon. Suis-moi.
sosie. N’est-il pas mieux de voir s’il vient personne