SGANARELLE, MARTINE
sganarelle. Oh! çà, faisons la paix nous deux. Touche là.
Martine. Oui, après m’avoir ainsi battue! sganarelle. Cela n’est rien. Touche.
Martine. Je ne veux pas.
SGANARELLE. Eli?
MARTINE. Non.
sganarelle. Ma petite femme!
MARTINE. Point.
sganarelle. Allons, te dis-je.
Martine. Je n’en ferai rien.
sganarelle. Viens, viens, viens.
Martine. Non. Je veux être en colère.
sganarelle. Fi! c’est une bagatelle. Allons, allons.
Martine. Laisse-moi là.
sganarelle. Touche, te dis-je.
martine. Tu m’as trop maltraitée.
sganarelle. Eh bien! va, je te demande pardon; mets là ta main. martine. Je te pardonne; (bas , à part.) mais tu le paieras. sganarelle. Tu es une folle de prendre garde à cela. Ce sont petites choses qui sont de temps en temps nécessaires dans l’amitié; et cinq ou six coups de bâton entre gens qui s’aiment 11e font que ragaillardir l’affection. Va, je m’en vais au bois, et je te promets aujourd’hui plus d’un cent de fagots.