‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 321 sur 785 · HARPAGON, LIN COMMISSAIRE, MAITRE JACQUES · texte numérisé non relu

HARPAGON, LIN COMMISSAIRE, MAITRE JACQUES

maître jacques, ilaiis le fond du théâtre , en se retournant du côté par lequel il est entré. Je m’en vais revenir. Qu’on me l’égorge tout à l’heure ; qu’on me lui fasse griller les pieds ; qu’on me le mette dans l’eau bouillante , et qu’on me le pende au plancher. harpagon, à maître Jacques. Qui? celui qui m’a dérobé ? maître jacques. Je parle d’un cochon de lait que votre intendant me vient d’envoyer, et je veux vous l’accommoder à ma fantaisie. harpagon. Il n’est pas question de cela ; et voilà monsieur à qui il faut parler d’autre chose.

le commissaire, à maître Jacques. Ne vous épouvantez point. Je suis un homme à ne vous point scandaliser, et les choses iront dans la douceur. maître jacques. Monsieur est de votre souper?

le coMMissAiRE.il faut ici , mon cher ami, ne rien cachera votre maître. maître jacques. Ma foi , monsieur, je montrerai tout ce que je sais faire , et je vous traiterai du mieux qu’il me sera possible. harpagon. Ce n’est pas là l’affaire.

maître jacques. Si je ne vous lais pas aussi bonne chère que je voudrais, c’est la faute de monsieur votre intendant , qui m’a rogné les ailes avec les ciseaux de son économie.

harpagon. Traître! il s’agit d’autre chose que de souper; et je veux que lu me dises des nouvelles de l’argent qu’on m’a pris. maître jacques. On vous a pris de l’argent?

harpagon. Oui , coquin; et je m’en vais te faire pendre si tu 11e me le rends. i.e commissaire, à Harpagon. Mon Dieu ! ne le maltraitez point. Je vois à sa

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