ACTE II, SCKNIÎ VI
MONSIEUR DF. POURCEAUGNAC. Cela (lit. galRUt.
éraste. Très-galant.
monsieur de pouRCEAUGNAC. C’etoit un repas bien troussé. éraste. Sans doute.
monsieur de pourceaugnac. Vous vîtes donc aussi la querelle que j eus avec ce gentilhomme périgordin?
éraste. Oui.
monsieur de pourceaugnac. Parbleu! il trouva à qui parler. éraste. Ah ! Ah !
monsieur de pourceaügnac. Il me donna un soufflet; mais je lui dis bien son fait.
éraste. Assurément. Au reste, je ne prétends pas que vous preniez d’autre logis que le mien.
monsieur de pourceaugnac. Je n’ai garde de...
éraste. Vous moquez-vous? Je ne souffrirai point du tout que mon meilleur ami soit autre part que dans ma maison. monsieur de pourceaugnac. Ce seroit vous... éraste. Non. Le diable m’emporte ! vous logerez chez moi. sbrigani , à monsieur de Pourceaugnac. Puisqu’il le veut obstinément, je vous conseille d’accepter l’offre.
éraste. Où sont vos hardes ?
monsieur de pourceaugnac. Je les ai laissées , avec mon valet , où je suis descendu.
éraste. Envoyons-les quérir par quelqu’un.
monsieur de pourceaugnac. Non. Je lui ai défendu de bouger, à moins que j’y fusse moi-même, de peur de quelque fourberie. sbrigani. C’est prudemment avisé.
monsieur de pourceaugnac. Ce pays-ci est un peu sujet à caution. éraste. On voit les gens d’esprit en tout.
sbrigani. Je vais accompagner monsieur, et le ramènerai où vous voudrez. éraste. Oui-. Je serai bien aise de donner quelques ordres , et vous n’avez qu’à reA enir à cette maison-là.
sbricani. Nous sommes à vous tout à l’heure.
éraste , à monsieur de Pourceaugnac. Je vous attends avec impatience. monsieur de pourceaucnac , à Sbrigani. Voilà une connoissance où je ne m’attendois point.
sbrigani. Il a la mine d’être honnête homme.
éraste, seul. Ma foi, monsieur de Pourceaugnac, nous vous en donnerons de toutes les façons : les choses sont préparées, et je n’ai qu’à (rapper. Holà !
2 Si
MONSIEUR DE POU RCEAUG N AC