‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 35 sur 785 · MARTINE, SGANARELLE, LUCAS · texte numérisé non relu

MARTINE, SGANARELLE, LUCAS

martine, à Lucas. Ah! mon dieu! que j’ai eu de peine à trouver ce logis!

Dites-moi un peu des nouvelles du médecin que je vous ai donné. lucas. Le vlà qui va être pendu.

martine. Quoi! mon mari pendu! Hélas! et qu’a-t-il fait pour cela? lucas. Il a fait enlever la fille de notre maître.

martine. Hélas! mon cher mari, est-il bien vrai qu’on te va pendre?

SGANARELLE. Tll Vois. Ail!

martine. Faut-il que tu te laisses mourir en présence de tant de gens? sganarelle, Que veux-tu que j’y fasse?

martine. Encore, si tu avois achevé de couper notre bois, je prendrais quelque consolation.

sganarelle. Retire-toi de là, tu me fends le cœur.

martine. Non; je veux demeurer pour t’encourager à la mort, et je ne te quitterai point que je ne t’aie vu pendu.

SCAN ARELL E. Ail!

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