‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 364 sur 785 · ACTE II, SCCNE VII · texte numérisé non relu

ACTE II, SCCNE VII

considère si peu sa fille que de la marier avec un homme qui a ce que vous savez, et qui a été mis chez un médecin pour être pansé?

monsieur de pourceaugnac. C est une picce que 1 on m a laite ; et je n ai aucun mal.

oronte. Le médecin me l’a dit lui-meme.

monsieur de pourceaugnac. Le médecin en a menti. Je suis gentilhomme, et je le veux voir l’épée à la main.

oronte. Je sais ce que j’en dois croire ; et vous ne ni abuser ez pas la-dessus , non plus que sur les dettes que vous avez assignées sur le mariage de ma fille.

monsieur de pourceaugnac. Quelles dettes ?

oronte. La feinte ici est inutile ; et j’ai vu le marchand flamand , qui, avec les autres créanciers, a obtenu depuis huit mois sentence contre vous.

monsieur de pourceaugnac. Quel marchand flamand? Quels créanciers? Quelle sentence obtenue contre moi?

oronte. Vous savez bien ce que je veux dire.

Page 1