‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 371 sur 785 · ÉRASTE, SBRIGANI · texte numérisé non relu

ÉRASTE, SBRIGANI

sbrigani. Oui , les choses s’acheminent où nous voulons ; et, connue ses lumières sont fort petites , et son sens le plus borné du monde , je lui ai fait prendre une frayeur si grande de la sévérité de la justice de ce pays et des apprêts qu’on faisoit déjà pour sa mort , qu’il veut prendre la fuite; et, pour se dérober avec plus de facilité aux gens que je lui ai dit qu’on avoit mis pour l’arrêter aux portes de la ville , il s’est résolu à se déguiser ; et le déguisement qu’il a pris est l’habit d’une femme.

éraste. Je voudrois bien le voir en cet équipage !

siiRiGANi. Songez, de votre part, à achever la comédie, et tandis que je jouerai mes scènes avec lui, allez- vous-en... ( II lui parle à l’oreille.) Vous entendez bien.

éraste. Oui.

sbrigani. Et lorsque je l’aurai mis où je veux... ( Il lui parle à l’oreille .)

éraste. Fort bien.

sbrigani. Et quand le père aura été averti par moi... ( Il lui parle encore à l’oreille.)

4M MONSIEUR DE POURCEAUGNAC

éraste. Cela va le mieux du monde.

sbrigani. Voici notre demoiselle. Allez vite, qu’il ne nous voie ensemble.

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