‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 41 sur 785 · I.YCARSIS. Eh · texte numérisé non relu

I.YCARSIS. Eh

nicandre. Te voilà puni de tes façons de faire. i.ycarsis. Je m’en vais vous le dire, écoutez.

mopse. Point d’affaire.

i.ycarsts. Quoi ! vous ne voulez pas m’entendre ?

NICANDRE. Non.

lycarsis. Eh bien !

Je ne dirai donc mot, et vous ne saurez rien. mopse. Soit.

i.ycarsis. Vous ne saurez pas qu’avec magnificence Le roi vient honorer Tempé de sa présence;

Qu’il entra dans Larisse hier sur le haut du jour;

Qu’à l’aise je l’y vis avec toute sa cour;

Que ces bois vont jouir aujourd’hui de sa vue,

Et qu’on raisonne fort touchant cette venue. nicandre. Nous n’avons pas envie aussi de rien savoir. i.ycarsis. Je vis cent choses là ravissantes à voir.

Ce ne sont que seigneurs qui, des pieds à la tête,

Sont brillants et parés comme au jour d’une fête;

Ils surprennent la vue, et nos prés au printemps Avec toutes leurs fleurs sont bien moins éclatants.

Pour le prince, entre tous sans peine on le remarque, Et d’une stade loin il sent son grand monarque;

Dans toute sa personne il a je ne sais quoi Qui d’abord fait juger que c’est un maître roi. il le fait d’une grâce à nulle autre seconde,

Et cela, sans mentir, lui sied le mieux du monde.

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