CLEONTE, MONSIEUR JOURDAIN, DORIMÈNE, DORANTE, COVIELLE
monsieur Jourdain. Venez , ma lille; approchez-vous, et venez donner votre main à monsieur, qui vous fait l’honneur de vous demander en mariage.
lucile. Comment? mon père, comme vous voilà fait! Est-ce une comédie que vous jouez ?
monsieur Jourdain. Non , non : ce n’est pas une comédie; c’est une affaire fort sérieuse , et la plus pleine d’honneur pour vous qui se peut souhaiter. ( montrant Cléonte). Voilà le mari que je vous donne.
lucile. A moi, mon père?
monsieur Jourdain. Oui , à vous. Allons , touchez-lui dans la main, et rendez grâces au ciel de votre bonheur.
lucile. Je ne veux point me marier.
monsieur Jourdain. Je le veux , moi , qui suis votre père. lucilk. Je n’en ferai rien.
monsieur Jourdain. Ali, que de bruit ! Allons, vous dis-je. Çà, votre main. i.ucile. Non , mon père; je vous l’ai dit, il n’est point de pouvoir qui me puisse obliger à prendre un autre mari que Cléonte ; et je me résoudrai plutôt à toutes les extrémités , que de... ( reconnaissant Cléonte.) Il est vrai que vous ôtes mon père ; je vous dois entière obéissanee ; et c’est, à vous à disposer de moi selon vos volontés. monsieur Jourdain. A li ! je suis ravi devons voir si promptement revenue dans votre devoir ; et voilà qui me plaît d’avoir une (il le obéissante.