‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 569 sur 785 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

GÉRONTE, ARGAINÏE. ,«

géhonte. Oui, sans doute , par le temps qu’il fait, nous aurons ici nos gens aujourd’hui; et un matelot, qui vient de Tarente, m’a assuré qu’il avoit vu mon homme qui étoit près de s’embarquer. Mais l’arrivée de ma fille trouvera les choses mal disposées à ce que noudflhous proposions; et ce que vous venez de m’apprendre de votre fils rompt étrangement les mesures que nous avions prises ensemble. arcante. Ne vous mettez pas en peine; je vous réponds de renverser tout cet obstacle , et j’y vais travailler de ce pas. géronte. Ma foi, seigneur Argante , voulez-vous que je vous dise? l’éducation des enfants est une chose à quoi il faut s’attacher fortement. argante. Sans doute. A quel propos cela?

géronte. A propos de ce que les mauvais déportements des jeunes gens viennent le plus souvent de la mauvaise éducation que leurs pères leur donnent.

argante. Cela arrive par fois. Riais que voulez-vous dire par là? géronte. Ce que je veux dire par là?

argante. Oui.

géronte. Que si vous aviez, en brave père, bien morigéné votre fils , il ne vous auroit pas joué le tour qu’il vous a fait. argante. Fort bien. De sorte donc que vous avez bien mieux morigéné le vôtre ?

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