SCENE
B ELIS E , entrant doucement et écoutant ; CHRYSALE, ARISTE.
ariste. Clitandre auprès de vous me fait son interprète.
Et son cœur est épris des grâces d’Henriette. chrysale. Quoi ! de ma fille ?
ariste. Oui; Clitandre en est charmé,
Et je ne vis jamais amant plus enflammé. relise , à triste.
Non , non ; je vous entends. Vous ignorez l’histoire , Et l’affaire n’est pas ce que vous pouvez croire. ariste. Comment, ma sœur?
bélise. Clitandre abuse vos esprits; Et c’est d’un autre objet que son cœur est épris. ariste. Vous raillez. Ce n’est pas Henriette qu’il aime? rélise. Non; j’en suis assurée.
ariste. Il me l’a dit lui-même.
bélise. Hé ! oui !
ariste. Vous me voyez, ma sœur, chargé par lui D’en faire la demande à son père aujourd’hui. relise. Fort bien.
ariste. Et son amour même m’a fait instance De presser les moments d’une telle alliance.