HENRIETTE, T R I S S O T I N
Henriette. C’est sur le mariage où ma mère s’apprête
Que j’ai voulu, monsieur, vous parler tète à tête;
Et j’ai cru, dans le trouble où je vois la maison ,
Que je pourrois vous faire écouter la raison.
Je sais qu’avec mes vœux vous méjugez capable De vous porter en dot un bien considérable :
Mais l’argent , dont on voit tant de gens faire cas ,
Pour un vrai philosophe a d’indignes appas ;
Et le mépris du bien et des grandeurs frivoles Ne doit point éclater dans vos seule# paroles. trissottn. Aussi n’est-ce point là ce qui me charme en vous ;
Et vos brillants attraits , vos yeux perçants et doux. Votre grâce et votre air, sont les biens, les richesses, Qui vous ont attiré mes vœux et mes tendresses : C’est de ces seuls trésors que je suis amoureux. Henriette. Je suis fort redevable à vos feux généreux.
Cet obligeant amour a de quoi me confondre,