‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 735 sur 785 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

MONSIEUR DIAFOIRUS, THOMAS DIAFOIRUS, ARGAN, ANGÉLIQUE, CLÉANTE, TOINETTE, LAQUAIS.

argan , mettant la main à son bonnet , sans Voter. Monsieur Purgon , monsieur , m’a défendu de découvrir ma tète. Vous êtes du métier : vous savez les conséquences.

S52 LE MALADE IMAGINAIRE

monsieur diafoirus. Nous sommes dans toutes nos visites pour porter secours aux malades, et non pour leur porter de l’incommodité.

{Argan et M. Diafuirus parlent en même temps.) arcan. Je reçois, monsieur.

monsieur diafoirus. Nous venons ici, monsieur, arcan. Avec beaucoup de joie, monsieur diafoirus. Mon fils Thomas , et moi , arcan. L’honneur que vous me faites , monsieur diafoirus. Vous témoigner, monsieur , arcan. Et j’aurois souhaité...

monsieur diafoirus. Le ravissement où nous sommes... arcan. De pouvoir aller chez vous...

monsieur diafoirus. De la grâce que vous nous faites... arcan. Pour vous en assurer;

monsieur diafoirus. De vouloir bien nous recevoir... arcan. Mais vous savez, monsieur, monsieur diafoirus. Dans l’honneur , monsieur,

! arcan. Ce que c’est qu’un pauvre malade,

I monsieur diafoirus. De votre alliance ; arcan. Qui ne peut faire autre chose... monsieur diafoirus. Et vous assurer...

arcan. Que de vous dire ici...

monsieur diafoirus. Que dans les choses qui dépendront de notre métier,

! arcan. Qu’il cherchera toutes les occasions...

monsieur diafoirus. De même qu en toute autre , i arcan. De vous faire connoître , monsieur,

monsieur diafoirus. Nous serons toujours prêts, monsieur, arcan. Qu’il est tout à votre service.

monsieur diafoirus. A vous témoigner notre zèle, (à son fils.) Allons, Thomas, avancez. Faites vos compliments.

THOMAS diafoirus, (à M. Diafoirus. ) N’est-ce pas par le père qu’il convient de commencer?

MONSIEUR DIAFOIRUS. Olli.

j THOMAS diafoirus, à Argan. Monsieur , je viens saluer , reconnoître , chérir et révérer en vous un second père , mais un second père auquel j’ose dire que je me trouve plus redevable qu’au premier. Le premier m’a engendré ; mais vous m’avez choisi. Il m’a reçu par nécessité ; mais vous m’avez accepté par grâce. Ce que je tiens de lui est un ouvrage de son corps ; mais ce que je tiens de vous est un ouvrage de votre volonté ; et d’autant plus que les facultés spirituelles sont au-dessus des corporelles , d’autant plus je vous dois , et d’autant plus je tiens précieuse cette future filiation , dont je viens aujourd hui vous rendre , pai avance, les très-humbles et très-respectueux hommages.

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