‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 775 sur 785 · BÉRALDE, ANGÉLIQUE, CLÉANTE, TOI NETTE · texte numérisé non relu

BÉRALDE, ANGÉLIQUE, CLÉANTE, TOI NETTE

ci.éantk. Que voulez-vous dire? et qu’entendez-vous avec cette faculté de vos amies ?

toinettk. Quel est donc votre dessein?

uhralde. De nous divertir un peu ce soir. Les comédiens ont un petit intermède de la réception d’un médecin , avec des danses et de la musique ; Je veux que nous en prenions ensemble le divertissement, et que mon frère y fasse le premier personnage.

ancélique. Mais, mon oncle, il me semble que vous vous jouez un peu beaucoup de mon père.

BÉRALDE. Mais, ma nièce, ce n’est pas tant le jouer, que s’accommoder à ses fantaisies. Tout ceci n’est qu’entre nous. Nous y pouvons aussi prendre chacun un personnage, et nous donner ainsi la comédie les uns aux autres. Le carnaval autorise cela. Allons vite préparer toutes choses.

r.LÉANTE, à A ngélû/ ue. Y consentez-vous?

angélique. Oui , puisque mon oncle nous conduit.

TROISIÈME INTERMÈDE

C’est une cérémonie burlesque d’un homme qu'on fait médecin, en récit, chant et danse. Plusieurs tapissiers viennent préparer la salle et placer les bancs en cadence. En suite de quoi, toute l’assemblée, composée de huit porte-seringues, six apothicaires, vingt-deux docteurs, et celui qui se fait recevoir médecin, huit chirurgiens dansants, et deux chantants, entrent et prennent place, chacun selon son rang.

PREMIÈRE ENTRÉE DE BALLET

rn.ESES. Savantissimi doctores,

Medicinæ professores ,

Qui hic assemblati estis ;

Et vos, al tri messiores ,

Sententiarum facultatis Fideles executores,

Chirurgiani et apothicari ,

Atque tota compania aussi ,

Salus , honor et argentum ,

Atque bonum apetitum.

Non possum, docti confreri,

En moi satis admirari ,

Qualis bona inventio Est medici professio ;

Quàm bella chosa est et benè trovata, Medicina ilia benedicta,

Page 1