DON PÈDRE, ISIDORE, HALI, ESCLAVES TURCS
un esclave , chantant à Isidore.
D’un cœur ardent, en tous lieux.
Un amant suit une belle;
Mais d’un jaloux odieux La vigilance éternelle Fait qu’il ne peut que des yeux S’entretenir avec elle.
Est-il peine plus cruelle Pour un cœur bien amoureux ?
(à don Pèdre.)
Cbiribirida ouch alla ,
Star bon Turca ,
Non aver danara :
Ti voler comprara?
Mi servir à ti ,
Se pagar per mi ;
Far bona cucina,
Mi levar matina.
Far boller caldara;
Parlara , parlara ,
Ti voler comprara ?
LE SICILIEN
PREMIÈRE ENTRÉE DE BALLET
Danse des esclaves.
i’f.sci.ave , à Isidore. C’est un supplice à tous coups, Sous qui cet amant expire;
Mais si d’un œil un peu doux La belle voit son martyre • Et consent qu’aux yeux de tons Pour ses attraits il soupire ,
Il pourroit bientôt se rire De tous les soins du jaloux.
[h don Pèdre.)
Chiribirida ouch alla,
Star bon Turca ,
Non aver danara:
Ti voler comprara?
Mi servir à ti ,
Se pagar per mi ;
Far bona cucina,
Mi levai- matina,
Far boller caldara ;
Parlara, parlara,
Ti voler comprara ?
DEUXIÈME ENTRÉE DE BALLET
Les esclaves recommencent leurs danses.
don pèdre chante. Savez-vous, mes drôles,
Que cette chanson Sent, pour vos épaules,
Les coups de bâton ?
Chiribirida ouch alla,
Mi ti non comprara ,
Ma ti bastonara ,
Si ti non andara ;
Andara, andara,
O ti bastonara.