LETTRE D’ENVOI DU SONNET PRÉCÉDENT
« Vous voyez bien , monsieur, que je m’écarte fort du chemin qu’on » suit d’ordinaire en pareille rencontre, et (pie le sonnet que je vous
» envoie 11’est rien moins qu’une consolation. Mais j’ai cru qu’il lalloit » en user de la sorte avec vous, et que c’est consoler un philosophe » que de lui justifier ses larmes, et de mettre sa douleur en liberté. » Si je n’ai pas trouvé d’assez fortes raisons pour affranchir votre » tendresse des sévères leçons dé la philosophie, et pour vous obliger à » pleurer sans contrainte, il en faut accuser le peu d’éloquence d’un » homme qui ne sauroit persuader ce qu’il sait si bien faire.