SCÈNE V
POLIDORE, seul.
Je lis dedans son ame, et vois ce qui le presse.
A quoi que sa raison l’eût déjà disposé;
Son déplaisir n’est pas encor tout apaisé.
L’image de l’affront lui revient, et sa fuite Tâche à me déguiser le trouble qui l’agite.
Je prends part à sa honte, et son deuil m’attendrit.
Il faut qu’un peu de temps remette son esprit.
La douleur trop contrainte aisément se redouble. Voici mon jeune fou d’où nous vient tout ce trouble.