‹ ŒuvresChapitre 113 sur 629 · ACTE III, SCÈNE VI · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE VI

D’accuser un enfant si sage et si paisible !

Las! il vit connue un saint, et dedans la maison Du matin jusqu’au soir il est en oraison!

Dire qu’il pervertit l’ordre de la nature,

Et fait du jour la nuit, ô la grande imposture!

Qu’il n’a considéré père, ni parenté En vingt- occasions ; horrible fausseté!

Que de fraîche mémoire un furtif hyménée A la lille d’Albert a joint sa destinée,

Sans craindre de la suite un désordre puissant;

On le prend pour un autre, et le pauvre innocent Ne sait pas seulement ce que je lui veux dire.

Ah! chien, que j’ai reçu dù ciel pour mon martyre Te croiras- tu toujours? et ne pourrai-je pas Te voir ctre une fois sage avant mon trépas? valère, seul et rêvant.

D’où peut venir ce coup ? Mon ame embarrassée Ne voit que Mascarille où jeter sa pensée.

Il ne sera pas homme à m’en faire un aveu.

U faut user d’adresse et me contraindre un peu Dans ce juste courroux.

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