SCÈNE III
Valère, la rapière, mascarille.
la rapière, Monsieur, de bonne part je viens d’étre informé Qu’Erastc est Contre vous fortement animé,
LE DÉPIT AMOUREUX
MASCARILLE
VAX, ÈRE.
LA RAPIÈRE
VALÈRK.
LA RAPIÈRE
MASCARILLE
LA RAPIÈRE
VALÈRE
VALÈRE
Et qu’ Albert parle aussi de faire pour sa fille Rouer jambes et bras à votre Mascarille.
Moi? Je ne suis pour rien dans tout cet embarras. Qu’ai-je fait pour me voir rouer jambes et bras?
Suis-je donc gardien, pour employer ce style,
De la virginité des filles de la ville?
Sur la tentation ai-je quelque crédit,
Et puis-je mais, chétif, si le creur leur en dit?
Oh! qu’ils ne seront pas si méchants qu’ils le disent!
Et quelque belle ardeur que ses feux lui produisent, Éraste n’aura pas si bon marché de nous.
S’il vous faisoit besoin, mon bras est tout à vous.
Vous savez de tout temps que je suis un bon frère.
Je vous suis obligé, monsieur de la Rapière.
J’ai deux amis aussi que je vous puis donner,
Qui contre tous venans sont gens à dégainer,
Et sur qui vous pourrez prendre toute assurance. Acceptez-les, monsieux’.
valère. C’est trop de complaisance.
Le petit Gille encore eût pu nous assister,
Sans le tiiste accident qui vient de nous l’ôter. Monsieux', le grand dommage! et l’homme de service! Vous avez su le tour que lui fit la justice;
Il mourut en Césai’, et, lui cassant les os,
Le bourreau ne lui put faire lâcher deux mots.
Monsieur de la Rapière, un homme de la sorte Doit être l'egretté: mais, quant à votre escoi’te,
Je vous rends grâces.
la rapière. Soit; mais soyez averti Qu’il vous cherche, et vous peut faire un mauvais parti. Et moi, pour vous montrer combien je l’appréhende,
Je lui veux, s’il me cherche, offrir ce qu’il demande,
Et par toute la ville aller présentement,
Sans être accompagné que de lui seulement.