‹ ŒuvresChapitre 232 sur 629 · ACTE IV, SCÈNE VII · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCÈNE VII

Voilà le comble affreux de mes peines mortelles!

Voici le coup fatal qui dcvoit m’accabler!

Et quand par des soupçons je nie sentois troubler,

C’ctoit, c’étoit le ciel, dont la sourde menace Présageoit à mon cœur celte horrible disgrâce. don alvar. Qu’avez-vous vu, seigneur, qui vous puisse émouvoir? don garcie. J’ai vu ce que mon aine a peine à concevoir,

Et le renversement de toute la nature Ne m’étonneroit pas comme cette aventure!

C’en est fait... le destin... Je ne saurois parler. don alvar. Seigneur, que votre esprit tâche à se rappeler. don garcie, J’ai vu.« Vengeance! ô ciel 1

don alvar. Quelle atteinte soudaine...

don garcie. J’en mourrai, don Alvar, la chose est bien certaine. don alvar. Mais, seigneur, qui pourroit^.

don carcie. Ah! tout est ruiné;

Je suis, je suis trahi, je suis assassiné:

Un homme, sans mourir te le puis-je bien dire?

Un homme dans les bras de l’infidèle Elvire! don alvar. Ah! seigneur ! la princesse est vertueuse au point... pon garcie. Ah! sur ce que j’ai vu ne me contestez point,

Don Alvar; c’en est trop que soutenir sa gloire, Lorsque mes yeux font foi d’une action si noire. don alvar. Seigneur, nos passions nous font prendre souvent Pour chose véritable, un objet décevant;

Et de croire qu’une ame à la vertu nourrie Se puisse...

don garcie. Don Alvar, laissez-moi, je vous prie:

Un conseiller me choque en cette occasion,

Et je ne prends avis que de ma passion. don alvar, à part.

Il ne faut rien répondre à cet esprit farouche. don garcie. Ah! que sensiblement cette atteinte me touche!

Mais il faut voir qui c’est, et de ma main punir...

La voici. Ma fureur, te peux-tu retenir?

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