‹ ŒuvresChapitre 284 sur 629 · ARISTE, SGANARELLE · texte numérisé non relu

ARISTE, SGANARELLE

ariste. Qui frappe? Ah! ah! que voulez-vous, mon frère sganarelle. Venez, beau directeur, suranné damoiseau,

On veut vous faire voir quelque chose de beau. ariste. Comment?

sganarelle. Je vous apporte une bonne nouvelle. ariste. Quoi?

sganarelle. Votre Léonor, où, je vous prie, est-elle? ariste. Pourquoi cette demande? Elle est, comme je croi,

Au bal chez son amie.

sganarelle. Eli! oui, oui; suivez-moi ,

Vous verrez à q\iel bal la donzelle est allée. ariste. Que voulez- vous conter?

sganarelle. Vous l’avez bien stylée:

Il n’est pas bon de vivre en sévère censeur;

On gagne les esprits par beaucoup de douceur;

Et les soins défiants, les verroux et les grilles,

Ne font pas la vertu des femmes ni des filles;

Nous les portons au mal par tant d’austérité,

Et leur sexe demande un peu de liberté.

Vraiment! elle en a pris tout son soûl, la rusée;

Et la vertu chez elle est fort humanisée. ariste. Où veut donc aboutir un pareil entretien? sganarelle. Allez, mon frère aîné, cela vous sied fort bien;

Et je ne voudrois pas, pour vingt bonnes pistoles,

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