‹ ŒuvresChapitre 312 sur 629 · ACTE II, SCÈNE IV · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE IV

Et je veux qu’un amant, pour me prouver sa flamme,

Sur d’éternels soupçons laisse flotter son ame,

Et, par de prompts transports, donne un signe éclatant De l’estime qu’il fait de celle qu’il prétend.

On s’applaudit alors de son inquiétude;

Et, s’il nous fait parfois un traitement trop rude,

Le plaisir de le voir, soumis à nos genoux,

S’excuser de l’éclat qu’il a fait contre nous,

Ses pleurs, son désespoir d’avoir pu nous déplaire,

Est un charme à calmer toute notre colère. or ante. Si pour vous plaire il faut beaucoup d’emportement,

Je sais qui vous pourroit donner contentement;

Et je commis des gens dans Paris plus de quatre,

Qui, comme ils le font voir, aiment jusques à battre. climène. Si pour vous plaire il faut n’ètre jamais jaloux,

Je sais certaines gens fort commodes pour vous;

Des hommes en amour d’une humeur si souffrante,

Qu’ils vous verroient sans peine entre les bras de trente. orante. Enfin, par votre arrêt, vous devez déclarer Celui de qui l’amour vous semble à préférer.

O rphise paroitdans le fond du théâtre, etvoitErciste entre Orantect Climène. )

éraste. Puisqu’il moins d’un arrêt je ne m’en puis défaire,

Toutes deux à la lois je vous veux satisfaire;

Et, pour ne point blâmer ce qui plaît à vos yeux,

Le jaloux aime plus, et l’autre aime bien mieux. clxmène. L’arrêt est plein d’esprit; mais...

éraste. Suflit. J’en suis quitte.

Après ce que j’ai dit, souffrez que je vous quitte.

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