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SCÈNE PREMIÈRE

MASCARILLE, seul.

Taisez-vous, ma bonté, cessez votre entretien, Vous êtes une sotte, et je n’en ferai rien.

Oui, vous avez raison, mon courroux, je l’avoue; Relier tant de fois ce qu’un brouillon dénoue,

C’est trop de patience; et je dois en sortir,

Après de si beaux coups qu’il a su divertir.

Mais aussi raisonnons un peu sans violence.

Si je suis maintenant ma juste impatience,

On dira que je cède à la difficulté;

Que je me trouve à bout de ma subtilité :

Et que deviendra lors cette publique estime,

Qui te vante partout pour un fourbe sublime,

Et que tu t’es acquise en tant d’occasions,

A ne t’ètre jamais vu court d’inventions? L’honneur, ô Mascarille, est une belle chose!

A tes nobles travaux ne fais aucune pause,

Et quoi qu’un maître ait fait pour te faire enrager, Achève pour ta gloire et non pour l’obliger.

Mais quoi! Que feras-tu, que de l’eau toute claire? Traversé sans repos par ce démon contraire,

Tu vois qu’à chaque instant il te fait déchanter,

Et que c’est battre l’eau de prétendre arrêter Ce torrent effréné, qui de tes artifices

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