‹ ŒuvresChapitre 412 sur 629 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

MOLIÈRE, BRÉCOURT, LA GRANGE, DU CROISY, Mesdemoiselles DU PARC, BÉJART, DE BRIE, MOLIÈRE, DU CROISY, HERVÉ.

molière. Ah! cjue le monde est plein d’impertinents! Or sus, commençons. Figurez-vous donc premièrement que la scène est dans l’antichambre du roi; car c’est un lieu où il se passe tous les jours des choses assez plaisantes. U est aisé de faire venir là toutes les personnes qu’on veut, et on peut trouver des raisons même pour y autoriser la venue des femmes que j’introduis. La comédie s’ouvre par deux marquis qui se rencontrent, (à la Grange.) Souvenez-vous bien, vous, de venir, comme je vous ai dit, là, avec cet air qu’on nomme le bel air, peignant votre perruque et grondant une petite chanson entre vos dents. La, la, la, la, la, la. Rangez-vous donc, vous autres, car il faut du terrain à deux marquis, et ils 11e sont pas gens à tenir leur personne dans un petit espace, (à, la Grange.) Allons, parlez. la grange. « Bonjour, marquis. »

molière. Mon dieu! ce 11’cst point là le ton d’un marquis; il faut le prendre un peu plus haut; et la plupart de ces messieurs affectent line manière de parler particulière pour se distinguer du commun : Bonjour , marquis. Recommencez donc.

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