‹ ŒuvresChapitre 475 sur 629 · PHILIS, MORON · texte numérisé non relu

PHILIS, MORON

moron. Philis, demeure ici.

philis. Non. Laisse-moi suivre les autres.

moron. Ah! cruelle! si c’étoit Tircis qui t’en priât, tu demeurerois bien vite.

philis. Cela se pourroit faire, et je demeure d’accord que je trouve bien mieux mon compte avec l’un qu’avec l’autre; car il me divertit avec sa voix, et toi tu m’étourdis de ton caquet. Lorsque tu chanteras aussi bien que lui, je te promets de t’écouter. moron. Eh! demeure un peu.

philis. Je ne saurois.

moron. De grâce!

philis. Point, te dis-je.

moron, retenant Philis. Je ne te laisserai point aller... philis. Ah! que de façons!

moron. Je ne te demande qu’un moment à être avec toi. philis. Eh bien! oui, j'y demeurerai, pourvu que tu me promettes une chose.

moron. Et quelle?

philis. De ne me parler point du tout. moron. Eh! Philis.

philis. A moins que de cela je ne demeurerai point avec toi. moron. Veux-tu me?...

philis. Laisse-moi aller.

moron. Eh bien! oui, demeure; je ne te dirai mot.

philis. Prends ^ y bien garde, au moins; car, à la moindre parole, je prends la fuite.

moron. Soit. ( Après avoir fait une scène de gestes.) Ah! Philis!... Eh!..

LA PRINCESSE D’ÉUDE,

Page 1