DON ALONSE, DON CARLOS, DON JUAN
SG ANARELLE.
don ALONSF,, parlant a ceux (le sa suite sans voir don Carlos ni don Juan. Faites boire là mes chevaux, et qu’on les amène après nous; je veux
048 LE FESTIN DE FIER R E
un peu marcher à pied, {les apercevant tous deux.') O ciel! que vois-je ici? Quoi! mon frère, vous voilà avec notre ennemi mortel! don cari.os. Notre ennemi mortel?
don juan, mettant la main sur la garde de son épée. Oui, je suis don Juan moi-même, et l’avantage du nombre ne m’obligera pas à vouloir déguiser mon nom.
don ai.onsf., mettant l'épée h la main. Ah! traître, il faut que tu périsses, et... ( Sganarelle court se cacher.)
don carlos. Ah! mon frère, arrêtez. Je lui suis redevable de la vie, et, sans le secours de son bras, j’aurois été tué par des voleurs que j’ai trouvés.
don ALONSF.. Et voulez-vous que cette considération empêche notre vengeance? Tous les services que nous rend une main ennemie ne sont d’aucun mérite pour engager notre aine; et, s’il faut mesurer l’obli-