ACTE IV, SCÈNE III. <>5à
MONSIEUR DIMANCHE. Monsieur, VOUS VOUS moquez, cl... don juan. Won, non, je sais ce que je vous dois, et je ne veux point qu'on mette de différence entre nous deux.
MONSIEUR DIMANCHE. Monsieur...
don juan. Allons, asseyez-vous.
monsieur dimanche. Il n’est pas besoin , monsieur, et je n’ai qu’un mot à vous dire. J’étois...
don juan. Mettez-vous là, vous dis-je.
monsieur dimanche. Non, monsieur, je suis bien. Je viens potir... don juan. Won, je ne vous écoute point si vous n’étes assis.
monsieur dimanche. Monsieur, je fais ce que vous voulez. Je... don juan. Parbleu! monsieur Dimanche, vous vous portez bien. monsieur dimanche. Oui, monsieur, pour vous rendre service. Je suis
venu...
<>j<j LE FESTIN DE PIERRE,
don juan. Vous avez un londs de santé admirable, des lèvres fraîches, un teint vermeil et des yeux vifs.
monsieur dimanche. Je voudrois bien...
don juan. Comment se porte madame Dimanche, votre épouse? monsieur dimanche. Fort bien, monsieur, dieu merci. don juan. C’est une brave femme.
monsieur dimanche. Elle est votre servante, monsieur. Je venois... don juan. Et votre petite fille Claudine, comment se porte-t-elle? monsieur dimanche. Le mieux du monde.
don juan. La jolie petite fille que c’est! Je l’aime de tout mon cœur. monsieur dimanche. C’est trop d’honneur que vous lui faites, monsieur. Je vous...
don juan. Et le petit Colin, fait -il toujours bien du bruit avec son tambour?
monsieur dimanche. Toujours de même, monsieur. Je... don juan. Et votre petit chien Brusquet gronde-t-il toujours aussi fort et mord-il toujours bien aux jambes les gens qui vont chez vous? monsieur dimanche. Plus que jamais, monsieur, et nous ne saurions en ehevir.
don juan. Ne vous étonnez pas si je m’informe des nouvelles de toute la famille; car j’y prends beaucoup d’intérêt. monsieur dimanche. Nous vous sommes, monsieur, infiniment obligés. Je...
don juan, lui tendant la main. Touchez donc là, monsieur Dimanche.
Etes-vous bien de mes amis!
monsieur dimanche. Monsieur, je suis votre serviteur. don juan. Parbleu! je suis à vous de tout mon cœur. monsieur dimanche. Vous m’honorez trop. Je... don juan. Il n’y a rien que je ne fisse pour vous. monsieur dimanche. Monsieur, vous avez trop de bouté pour moi. don juan. Et cela sans intérêt, je vous prie de le croire. monsieur dimanche. Je n’ai point mérité cette grâce assurément. Mais, monsieur...
don juan. Oh! çà, monsieur Dimanche, sans façon, voulez- vous souper avec moi?
monsieur dimanche. Non, monsieur, il faut que je m’en retourne tout à l’heure. Je...
don juan, se levant. Allons, vite un flambeau, pour conduire monsieur Dimanche, et que quatre ou cinq de mes gens prennent des mousquetons pour l’escorter.
monsieur dimanche, se levant aussi. Monsieur, il n’est pas nécessaire, et je m en irai bien tout seul. Mais... (Sganarclle ôte les sièges promptement.)