L’ÉTOURDI, ACTE III, SCÈNE XII
mascarille. Nenni-dà, c’est, quelque autre. lélie. Hélas! quelle surprise! et quel sort est le nôtre! L’aurois-je deviné, n’étant point averti Des secrètes raisons qui t’avoient travesti?
Malheureux que je suis, d’avoir dessous ce masque Été, sans y penser, te faire cette frasque!
U me prendroit envie, en ce juste courroux,
De me battre moi-même et me donner cent coups. mascarille. Adieu, sublime esprit, rare imaginative. lélie. Las! si de ton secours ta colère me prive,
A quel saint me vouerai-je?
mascarille. Au grand diable d’enfer.
lélie. Ali! si ton cœur pour moi n’est de bronze ou de fer, Qu’encore un coup du moins mon imprudence ait grai S’il faut pour l’obtenir que tes genoux j’embrasse, Vois-moi...
mascarille. Tarare ; allons, camarades, allons: J’entends venir des gens qui sont sur nos talons.