‹ ŒuvresChapitre 540 sur 629 · SCÈNE VII · texte numérisé non relu

SCÈNE VII

DON JUAN, SGANARELLE

don juan, adressant encore la parole à son père, quoiqu’il soit sorti. Eh! mourez le plus tôt que vous pourrez, c’est le mieux que vous puissiez faire. U faut que chacun ait son tour, et j’enrage de voir des pères qui vivent autant que leurs fils. [Il se met dans un fauteuil.) sganarelle. Ah! monsieur, vous avez tort. uon juan, se levant. J’ai tort!

sganarelle, tremblant. Monsieur...

uon juan. J’ai toi t!

sganarelle. Oui, monsieur, vous avez tort d’avoir souffert ce qu’il vous a dit, et vous le deviez mettre dehors par les épaules. A-t-on jamais rien vu de plus impertinent? Un père venir faire des remontrances à son fils et lui dire de corriger ses actions, de se ressouvenir de sa naissance, de mener une vie d’honnête homme, et cent autres sottises de pareille nature! Cela se peut-il souffrir à un homme comme vous, qui savez connue il faut vivre? J’admire votre patience, et, si j’avois été en votre place, je T aurais envoyé promener, [bas, à part.) O complaisance maudite! à quoi me réduis-tu?

don juan. Me fera-t-on souper bientôt?

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