AU LECTEUR
jouées, et je 11e conseille de lire celle-ci qu’aux personnes qui ont des jeux pour découvrir, dans la lecture, tout lejeudu théâtre. Ce que je vous dirai, c’est qu’il seroit à souhaiter que ces sortes d’ouvrages pussent toujours se montrer à vous avec les ornements qui les accompagnent chez le Roi. Vous les verriez dans un état beaucoup plus supportable ; et les airs et les symphonies de l’incomparable Ait. Lulli , mêlés à la beauté des voixetàl’adresse des danseurs, leur donnent, sans doute , des grâces dont ils ont toutes les peines du monde à se passer.
BU e 11'est ici qu'un simple crayon , un petit impromptu dont le Roi a gai voulu se faire undiver- , tissemenl. Il est le plus précipité de tous ceux que Sa Majesté m’ait commandés ; et , lorsque je dirai qu’il a été proposé , fait , appris et représenté en cinq jours , je ne dirai que ce qui est vrai. Il n’est pas nécessaire de vous avertir qu’il y a beaucoup de choses qui dépendent de l’action. On sait bien que les comédies ne sont faites que pour être