‹ ŒuvresChapitre 615 sur 629 · ACTE IV, SCÈNE IV · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCÈNE IV

dubois. Je vous dis qu’il faut quitter ce lieu.

La cause?

dubois. Il faut partir, monsieur, sans dire adieu.

Mais par quelle raison me tiens-tu ce langage?

Par la raison, monsieur, qu’il faut plier bagage.

Ali! je te casserai la tète assurément,

Si tu ne veux, maraud, t’expliquer autrement.

Monsieur, un homme noir et d’habit et de mine Est venu nous laisser jusque dans la cuisine Un papier griffonné d’une telle façon Qu’il faudrait pour le lire être pis que démon.

C’est de votre procès, je n’en fais aucun doute;

Mais le diable d’enfer, je crois, n’y verrait goutte.

Eh bien! quoi? Ce papier qu’a-t-il à démêler,

Traître, avec le départ dont tu viens me parler?

C’est pour vous dire ici, monsieur, qu’une heure ensuite, Un homme, qui souvent vous vient rendre visite,

Est venu vous chercher avec empressement,

Et, ne vous trouvant pas, m’a chargé doucement,

Sachant que je vous sers avec beaucoup de zèle,

De vous dire... Attendez, comme est-ce qu’il s’appelle? Laisse là son nom, traître, et dis ce qu’il t’a dit.

C’est un de vos amis; enfin cela suffit.

Il m’a dit que d’ici votre péril vous chasse,

Et que d’être arrêté le sort vous y menace.

Mais quoi! n’a-t-il voulu te rien spécifier?

Non. Il m’a demandé de l’encre et du papier,

Et vous a fait un mot, où vous pourrez, je pense,

Du fond de ce mystère avoir la counoissance.

Doune-le donc.

célimènf.. Que peut envelopper ceci?

Je ne sais; mais j’aspire à m’en voir éclairci.

Auras-tu bientôt fait, impertinent au diable? après avoir long-temps cherché le billet.

Ma foi! je l’ai, monsieur, laissé sur votre table.

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