ACTE I, SCÈNE II. f
Nous n’aurions pas besoin maintenant de rêver A chercher les biais que nous devons trouver,
Et pourrions, par un prompt achat de cette esclave, Empêcher qu’un rival vous prévienne et vous brave.
De ces Égyptiens qui la mirent ici Trufaldin, qui la garde, est en quelque souci;
Et trouvant son argent qu’ils lui font trop attendre,
Je sais bien qu’il seroit très ravi de la vendre :
Car enfin en vrai ladre il a toujours vécu;
Il se feroit fesser pour moins d’un quart d’écu;
Et l’argent est le dieu que sur tout il révère:
Mais le mal, c’est...
lélïe. Quoi? c’est...
mascar.ii.le. Que monsieur votre père Est un autre vilain, qui ne vous laisse pas,
Comme vous voudriez bien, manier ses ducats;
Qu’il n’est point de ressort qui, pour votre ressource,
Pût faire maintenant ouvrir la moindre bourse.
Mais tâchons de parler à Célie un moment,
Pour savoir là-dessus quel est son sentiment;
La fenêtre est ici.
lélïe. Mais Trufaldin, pour elle,
Fait de nuit et de jour exacte sentinelle.
Prends garde.
mascarille. Dans ce coin demeurons en repos.
O bonheur! la voilà qui paroît à propos.