ACTE I, SCÈNE IV
m asc a aille. J’y consens, rompez-moi les jambes et les bras, Faites-moi pis encor, tuez-moi, si j’impose,
En tout ce que j’ai dit ici, la moindre chose. éraste. Ce mariage est vrai?
mascarille. Ma langue, en cet endroit,
A fait un pas de clerc, dont elle s’aperçoit:
Mais enfin cette affaire est comme vous la dites,
Et c’est après cinq jours de nocturnes visites,
Tandis que vous serviez à mieux couvrir leur jeu, Que depuis avant-hier ils sont joints de ce nœud ;
Et Lucile depuis fait encor moins paroître La violente amour qu’elle porte à mon maître,
Et veut absolument que tout ce qu’il verra,
Et qu’en votre faveur son cœur témoignera,
Il l’impute à l’effet d’une haute prudence,
Qui veut de leurs secrets ôter la connoissance.
Si, malgré mes serments, vous doutez de ma foi, Gros-René peut venir une nuit avec moi,
Et je lui ferai voir, étant en sentinelle,
Que nous avons dans l’ombre un libre accès chez elle. éraste. Ote-toi de mes yeux, maraud.
mascarille. Et de grand cœur.
C’est ce que je demande.