‹ ŒuvresChapitre 99 sur 629 · ACTE II, SCÈNE II · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE II

ascagne. Mais sans fard?

valère. Oui, sans fard.

ascagne. S’il est vrai, désormais Vos intérêts seront les miens, je vous promets. valère. J’ai bientôt à vous dire un important mystère,

Où l’effet de ces mots me sera nécessaire. ascagnf.. Et j’ai quelque secret de même à vous ouvrir,

Où votre cœur pour moi se pourra découvrir. valère. Eh! de quelle façon cela pourroit-il être? ascagnf. C’est que j’ai de l’amour qui n’oseroit paroître;

Et vous pourriez avoir sur l’objet de mes vœux Un empire à pouvoir rendre mon sort heureux. valère. Expliquez-vous, Ascagne; et croyez, par avance,

Que votre heur est certain, s’il est en ma puissance. ascagne. Vous promettez ici plus que vous ne croyez. valère. Non, non; dites l’objet pour qui vous m’employez. ascagne. Il n’est pas encor temps; mais c’est une personne Qui vous touche de près.

a'alère. Votre discours m’étonne.

Plût à Dieu que ma sœur!...

ascagne. Ce n’est pas la saison De m’expliquer, vous dis-je.

valère. Et pourquoi?

ascagne. Pour raison :

Vous saurez mon secret quand je saurai le vôtre. valère. J’ai besoin pour cela de l’aveu de quelque autre. ascagne. Ayez-le donc; et lors, nous expliquant nos vœux, Nous verrons qui tiendra mieux parole des deux. valère. Adieu, j’en suis content.

ascagne. Et moi content, Valère.

( Valère sort. 1

frostnf. Il croit trouver en vous l’assistance d’un frère.

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