Edit. de Bel\unce, i8io
362 OEuvres de Millevoye.
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Dans cette agréable boisson Dont ma large coupe est remplie, O mes amis ! je vous supplie.
Laissez-moi noyer ma raison.
Oreste et le sombre Alcméon Entrent en furie, au seul nom De la terrible Tisiphone ; Ajax, la terreur d'Ilion, Le fier vamqueur de Gérion , Brûlent des fureurs de Bellone.
Pour moi, dont le bras plus humain , Grâce aux Dieux, n'immola personne, A table et mon luth à la main.
Plus doucement je déraisonne.
Au lieu d'aigrette et de cimier, J'ai les roses de ma couronne, Et ton sceptre, Amant d'Érigone !
Est mon glaive et mon bouclier.
Dans leur hideuse frénésie, Tous ces héros me font horreur; Et puisqu'il faut une fureur, Boire est celle que j'ai choisie.
I, Édit. de Beliunce, 1810.
Traductions. 363