I. Beliunce, 3*^ édition, l8io
290 OEuvres de Millevoye.
*LA VENGEANCE MALAVISEE»
L'Amour dormait (l'Amour aussi sommeille). Je l'aperçois, et dans mon cœur s'éveille Désir vengeur : armé d'un fer tranchant, J'abats d'un coup les ailes du méchant. Qu'en advient-il ?... Depuis ce jour funeste, Le petit monstre avec moi s'est logé : Ne pouvant plus s'envoler, il me reste... De ma vengeance, il n'est que trop vengé !