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I. Hommage aux Dames, 1809, où cette pièce est signée mm

380 Œuvres de Millevoye.

Pardonnez-lui d'être jolie, Pardonnez-moi d'être amoureux.

Pour mon bonheur, pour votre gloire, N'empoisonnez plus nos instants, Et cherchez, dans votre mémoire.

Si vous n'avez pas eu vingt ans...

Je vous parle là de longtemps.

Car, soit dit, sans nulle épigramme.

Celle qui règne sur mon âme Ne voyait pas encor le jour, Que déjà vous aviez. Madame, Ressenti la pudique flamme De cinq à six proniers amours.

Permettez que l'on ait son tour.

Quant à votre sagesse austère.

J'en suis pleinement convaincu :

Vos traits et votre baptistère Sont garants de votre vertu.

Cet aveu sans doute vous blesse ?

Allons, reprenez le repos; De ce qu'on doit à la vieillesse.

Je me souviens fort à propos.

Quelle rage aussi vous consume ?

Pensez-vous, par ce vain détour.

Éteindre le flambeau d'amour?

Plus on souffle, plus il s'allume.

Peut-être, enfin, tout bien compté, Je dois bénir votre furie :

Peut-être, de la volupté, Elle avance l'heure chérie.

Epi très, 381

Quand, par un limon infecté, Au bord d'une fraîche prairie, Le voyageur est arrêté; Trompant la barrière jalouse, Il la franchit d'un pied certain, Et sur la riante pelouse Va cueillir la fleur du matin.

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