TERREUR LÉGITIME
Brises qui voyagez sous la céleste voûte, Souffles intelligents, portez-lui chaque jour, Dussiez-vous en laisser quelques-unes en route. Mes paroles d'amour î
Dites-lui qu'au retour des collines qu'elle aime, <jii, tous les ans, l'été la dérobe à mes vœux. Je ceindrai de baisers, comme d'un diadème, Son front et ses cheveux !
Uh î si je la perdais, l'ange de mes tendresses Dont le sourire d'or éclaire tout en moi !...
QiK'lquc heureux que je sois, toujours à mes ivresses Se môle cet effroi !
Ou'ai-je à craindre, pourtant ? jamais les lettres chères Oui coulent de son cœur et que sa main m'écrit, Noiit d'un plus tendre espoir, de serments plus sincères Rassuré mon esprit.
« » dieux qui savez tout ! si Tamour qui m'engage Doit être un jour trahi, ne me le découvrez One lorsque, par la mort, sur votre froid rivage Vous me rappellerez !