‹ Œuvres (volume 3)Chapitre 36 sur 77 · TERREUR LÉGITIME · texte numérisé non relu

TERREUR LÉGITIME

Brises qui voyagez sous la céleste voûte, Souffles intelligents, portez-lui chaque jour, Dussiez-vous en laisser quelques-unes en route. Mes paroles d'amour î

Dites-lui qu'au retour des collines qu'elle aime, <jii, tous les ans, l'été la dérobe à mes vœux. Je ceindrai de baisers, comme d'un diadème, Son front et ses cheveux !

Uh î si je la perdais, l'ange de mes tendresses Dont le sourire d'or éclaire tout en moi !...

QiK'lquc heureux que je sois, toujours à mes ivresses Se môle cet effroi !

Ou'ai-je à craindre, pourtant ? jamais les lettres chères Oui coulent de son cœur et que sa main m'écrit, Noiit d'un plus tendre espoir, de serments plus sincères Rassuré mon esprit.

« » dieux qui savez tout ! si Tamour qui m'engage Doit être un jour trahi, ne me le découvrez One lorsque, par la mort, sur votre froid rivage Vous me rappellerez !

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